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Lutte contre le Covid’19: Ensevelissement ou trop ambitieuses mesurettes

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Le Ministre de l’Intérieur a officialisé de nouvelles mesures du gouvernement pour endiguer la propagation de la COVID-19. Nouvelles mesures ?

Dans cette fameuse conférence de presse du premier flic du Sénégal, l’on pouvait jauger la gravité de la situation. Mais force est de constater que les attentes ont été trop ambitieuses au regard des mesurettes glanées par Aly Ngouille NDIAYE.

Avec 10.887 de personnes infectées et 225 décès, on s’attendait à une myriade de décisions symboliques sur la forme et lourdes dans le fonds.

Les mesures prises n’ont pas convaincu. Elles vont du port obligatoire de masques, de l’interdiction des rassemblements au niveau des plages des salles de sport, des terrains de foot, des espaces de loisirs, du respect des mesures du ministère des transports etc.

Rien de nouveau au soleil à par l’habit de fête de la tabaski du Ministre.

Loin d’être pittoresque, la situation de notre pays devrait, au contraire, appeler à plus de rigueur, de durcissement et de sanctions. Certes l’État d’urgence et le couvre-feu n’avaient pas été aussi efficaces mais leur retour, même temporaire, pouvait sonner les cloches de la vigilance. Le confinement partiel des foyers les plus touchés et la distribution gratuite et en masse de masques pouvaient aussi être envisagés.

Nous savons que cette pandémie a fini par montrer la fragilité de notre système sanitaire. Une fragilité qui a montré au grand jour ces quelques aspects :

  • Le déficit en ressources humaines du personnel de santé, malgré le nombre pléthorique de spécialistes, de médecins, d’infirmiers et de sages-femmes…, qui sont formés chaque année ;
  • Le nombre très faible de lits au niveau des hôpitaux de niveau 1 ou 2 qui ne respecte d’ailleurs pas les critères établis par la carte sanitaire et l’OMS ;
  • Le déficit en matériel de réanimation au niveau des structures sanitaires ;

Mais aussi, elle a montré la fragilité de notre système de gouvernance tout court.

Ce système est-il essoufflé ou rabougri par l’indifférence des citoyens et la mollesse de gestion ?

En regardant la situation, les espoirs sont noirs et l’incertitude gagne en terrain. Nous sommes, après des mois, dans une impasse inextricable. Cette période d’infortune semble être une haïe insurmontable surtout que les chiffres ne cessent de progresser. Au même moment l’indiscipline et l’insouciance, d’une bonne partie du peuple sénégalais, semblent intactes. Une constance révélatrice de cette situation de catastrophe.

Quant est ce que nous verrons la lumière ? A cette question aucune réponse n’est possible. Il semble même que la dynamique est plus mortifère que cicatrisante.

 

Nous appelons donc à plus de prudence, de résilience et de résistance. Résistance face aux refus d’obtempérer, résistance face aux charlatans du dimanche avec des recettes miracles, résistance face au « masla » national.

 

Loin d’appeler à une « fatwa » contre les réfractaires, commençons par les sanctionner car il en va de la santé des plus faibles.

 

 

Mamadou CISS

Doctorant en Droit |Université C.A.D de Dakar

Coordonnateur des Etudes |Akadémia DAKAR

Vice-Président National |Jeune Chambre Internationale Sénégal

Formateur |Ecole d’Art Oratoire et de Leadership (EAO)

Facilitateur étoilé en développement de compétences

 

 

 

 

 

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