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Entretien : Une nouvelle politique locale et inclusive avec Me Aliou Sow

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Entretien avec Me Aliou Sow
Entretien avec Me Aliou Sow

La rédaction de Actuel221 s’est entretenue avec Me Aliou Sow, membre de l’Alliance Pour la République et de la Task Force républicaine. Avec son résultat très positif partout où il a été, l’homme vu comme une personne de défis et leader incontestable, a échangé avec nos équipes sur plusieurs questions liées à l’actualité nationale, à l’économie et à la politique.

Brillant avocat avec une maîtrise parfaite de la frange jeune du Sénégal pour avoir aussi été dans le milieu, Me Sow a livré un diagnostic important de la question de l’emploi des jeunes avec les multiples initiatives prises par le gouvernement.

Actuel221 vous amène à la découverte d’un cadre très proche de ses concitoyens, chouchou de la jeunesse de son terroir pour avoir permis à beaucoup de jeunes d’avoir un emploi pour soutenir leurs familles.

Le fidèle défenseur du Président de la République réclamé aux affaires par les siens pour le bien être de la commune de Vélingara, nous dit tout…

 

Alors nous connaissons Aliou Sow très engagé à côté de la jeunesse, aujourd’hui comment appréciez-vous le caractère de cette jeunesse sénégalaise ?

 

La jeunesse sénégalaise est une jeunesse dynamique, qui a toujours était dans tous les combats pour notre démocratie, le respect de l’État de droit, mais aussi une jeunesse qui a est dans les grands chantiers de l’innovation scientifique, technologique. Les grands chantiers de développement du pays ont été élaborés grâce à l’énergie de cette jeunesse, cette flamme qui voit le Sénégal plus haut ; une jeunesse debout et très engagée comme disait Frantz Fanon: «Chaque génération découvre sa mission, soit elle l’accomplit soit elle l’a trahit». Et au Sénégal depuis les indépendances jusqu’à nos jours, pour chaque contexte dans la vie de notre nation, la jeunesse s’est mobilisée et a su porter le discours qu’il fallait. Elle a su aussi cristalliser toutes les espérances autour de ce discours. C’est donc le moment de rendre hommage à la jeunesse de mon pays qui a aussi était une jeunesse qui a inspiré le reste de l’Afrique et une partie du monde, et ça c’est une grande fierté.

 

Vous l’avez dit, c’est une jeunesse dynamique, mais confrontée aujourd’hui à la problématique de l’emploi et de l’employabilité. Qu’est-ce qui explique selon vous cette situation ?

 

Cette situation s’explique par plusieurs facteurs. Quand on évoque la question de l’emploi ou de l’employabilité des jeunes, on ne doit pas l’analyser de manière sectorielle, seulement sous l’angle de l’insertion. L’insertion, c’est le produit final, le dernier contact entre un demandeur d’emploi et celui qui offre l’emploi. Si on doit philosopher, j’aime bien Edgar Morin qui aborde les questions dans la complexité, on doit aborder la question de l’emploi dans sa complexité. C’est-à-dire les différents facteurs internes et externes, ou dans l’environnement internes et externes, ou dans les différents éléments qui contribuent à l’analyse de la situation. Je voudrais qu’on puisse s’arrêter un peu sur la question de l’éducation, les options d’éducation au Sénégal. L’éducation, il ne faut pas la voir seulement sous l’angle de l’instruction à l’école. Mais il faut la voir de manière globale: l’éducation de base dans nos familles, l’éducation en tant que système public scolaire, l’éducation dans le cadre de la vie associative, l’éducation dans le cadre des valeurs. Ensuite, il faut aussi interroger la conscience collective, comment nous préparons nos jeunes aux milieux de l’emploi. Pour aller même plus loin, c’est comment préparons-nous nos jeunes à vivre comme des adultes autonomes et indépendants. Le plus important, c’est comment former des hommes autonomes qui peuvent vivre de leurs métiers et de leurs arts, parce que la finalité c’est qu’on puisse vivre de notre art ; que les maçons puissent vivre de leurs art, que les forgerons puissent vivre leurs art, que les électriciens, les plombiers, les carreleurs, les médecins, les journalistes…puissent vivre de leurs activités. Pour que chacun puisse vivre de son art, il faut un ensemble, préparer les gens à l’éducation civique pour répondre de notre rapport avec notre patrie, de l’amour que nous avons pour notre patrie. Le sens civique que nous donnons à notre citoyenneté. Il y a également la question de la production, est-ce que nous avons un système productif dans le domaine de l’élevage, de l’agriculture ? Est-ce que nous avons un système qui promeut l’innovation scientifique technologique. Est-ce qu’il y a un système d’émulation ? Tout ça, ce sont  des éléments qui entrent dans le cadre de la cohérence globale. Pour revenir à la question de l’emploi dans sa complexité, il faut certes ouvrir des écoles. On en ouvre, des universités, des centres de formation, on en ouvre mais on voit que tout ça n’a pas totalement permis de régler la question de l’emploi. Que faut-il faire ? Et ça, permet d’interroger les vocations.

 

La formation occupe une grande place dans le fond de vos explications: est-ce qu’aujourd’hui ces centres de formations peuvent participer à aider les jeunes à trouver de l’emploi ?

 

Les centres de formations vont préparer les jeunes à l’employabilité, c’est-à-dire à la qualification. Il s’agit maintenant de préparer le marché de l’entreprise, le marché de l’emploi. Est-ce que ceux qu’on forme auront de l’emploi ? En tout cas, il y a suffisamment d’entreprise ou de marché pour les capter, je n’en doute pas. Je suis certain qu’aujourd’hui, le dispositif de formation, le dispositif sur le plan universitaire et autres contribuent beaucoup à lutter contre l’analphabétisme, les échecs scolaires, les échecs universitaires ; contribuent davantage à créer un environnement d’employabilité, de qualification des jeunes. Mais je voudrais y ajouter la question des vocations dans le domaine de la pêche : les «lébous», les «thioubalos»… ; comment faire de telle sorte que ces vocations puissent être pérennes et comment les renforcer pour en faire de grands champions, les valoriser. Les vocations dans le domaine de l’agriculture: comment faire de sorte que les familles de paysans, qu’on puisse les renforcer pour qu’elles puissent être des capitaines d’industrie dans ce domaine. Il faut aller vers les vocations. Mais le grand chantier c’est le chantier de la qualification. Je ne parle pas de la qualification professionnelle ou on reste encore dans le domaine semi-spéculatif, parce que dans le domaine universitaire, on est carrément dans la spéculation. Or, dans le domaine professionnel, on reste un peu dans le domaine semi-spéculatif, c’est-à-dire qu‘on vous outille on vous capacite. Mais le grand enjeu c’est comment faire de sorte qu’on puisse avoir une génération de savoir-faire en terme de métiers qui sont orientés vers l’industrie, vers les nouveaux métiers du numérique, dans la recherche développement ; ça je pense que ce sont des éléments très importants dans le cadre des chantiers qui nous attendent.

 

Il y a des initiateurs comme l’ANPEJ, la DER, le FONGIP etc. Comment est-ce que vous appréciez ces programmes-là qui ne visent qu’à accompagner les jeunes ?

 

Ces programmes sont importants parce qu’ils soutiennent les initiatives des jeunes. Ils créent un environnement qui facilite un tant soit peu l’accès au crédit, l’accès à l’encadrement de base, au financement, mais on se rencontre que c’est encore insuffisant. Si on dit insuffisant, ce n’est pas parce qu’on ne voit pas d’impact positive, il y’en a, mais il faudrait maintenant voir quel est le degré de préparation mentale de celui qui va bénéficier du financement parce que nous sommes dans un environnement ou celui qui est candidat au financement est aussi quelqu’un qui subit des influences sociales, qui subit des agressions de son environnement de sorte que son crédit n’est pas suffisamment sécurisé. Il y a des risques sérieux par rapport à l’optimisation dans l’utilisation de ce financement. Donc, il faudrait en amont beaucoup plus travailler sur le mental, l’esprit de celui qui doit recevoir le financement. Il ne s’agit pas de formation orientée vers la gestion d’un projet, non. Il faudrait aujourd’hui sur les questions liées au développement personnel, montrer aux jeunes que les financements qu’on reçoit, peu importe la somme, c’est bien mais ce n’est pas la fin du monde, ce n’est que le début d’un grand commencement. Et cela doit être dans le cadre d’un encadrement global ; donner de l’argent c’est bien mais ça ne suffit pas parce qu’on peut recevoir un financement et perdre, on peut recevoir un marché et que la valeur ajoutée de ce marché ne se ressente pas. Par  contre, si on n’est bien préparé sur le plan des enjeux,  sur le plan de la maîtrise  de soi, sur le plan de la compréhension de l’environnement interne et externe, sur le plan de la gestion résiliente, je pense qu’on sera mieux préparé que celui qui n’a reçu que le financement. Il faut fabriquer des entrepreneures.

Maintenant on dit souvent que dans l’emploi des jeunes il y a la responsabilité des gouvernants, des familles. Mais est-ce qu’il n’y a pas aussi la responsabilité du jeune. Quel est son rôle dans cette problématique de l’emploi et de l’employabilité ? Le jeune à une grande responsabilité. La responsabilité du jeune c’est qu’il doit comprendre que la vie se fait dans le temps, il faut d’abord se faire par le travail, il faut une gestion rigoureuse des opportunités, il faut aussi des valeurs d’humilité, des valeurs de résilience, il faut de la disciplines ; il faut plein de choses pour réussir un projet. Donc, au-delà des questions financières et matérielles, il y a le savoir être et le savoir-faire, importants pour réussir un projet. Et je crois que les dispositifs que nous avons actuellement dans ce pays avec le 3FPT, l’ANPEJ et autres, avec les centres des formations et le levier de financement que nous notons au niveau de DER, le FONGIP, et j’en passe ; et même les dispositifs privées avec les banques et les mutuelles, tout ce qu’il faut pour appuyer et encadrer les jeunes est là. Il s’agit maintenant de toucher sur la question du mental du jeune candidat à l’emploi mais du jeune en général. Cette génération doit être une génération décomplexée par rapport à la bureaucratie.

Nous continuons de critiquer les aînés, nous continuons de critiquer les vieux en disant que c’est des gens qui ont toujours été là pour la bureaucratie, mais on se rend compte que nous même jeunes on répète les mêmes erreurs.

Il faudra qu’on puisse avoir une génération de jeunes qui vont sortir des sentiers battus. C’est-à-dire sortir des bureaux et dire que nous allons développer Kédougou, nous allons à la recherche de l’or. Il faut aller à la recherche du marbre, aller à la recherche des grandes plantations, aller dans le Ndoucoumane, dans la zone casamançaise par exemple. Il faudrait que l’on puisse dire que dans le domaine de l’élevage, il faut qu’on aille à la conquête du Djoloff, du Saloum. Bref, sortir de Dakar et aller développer l’intérieur de terroir ; créer de la valeur ajoutée, créer une plus-value.

Alors comme je l’ai dit tantôt  vous êtes membre des cadres  républicains et on voit souvent le président Macky Sall attaqué sur plusieurs fronts par des opposants sans une réaction  à la hauteur du CCR. Qu’est-ce qui peut expliquer cela?

 

Je suis certes membres du CCR mais j’agis beaucoup plus dans le cadre de la Task Force Républicaine qui n’est pas une cellule spéciale dédiée aux cadres mais qui aussi à l’instar de la CCR contribue à défendre pas seulement le président. Mais également, les politiques de développement de notre régime, du gouvernement et qui continue d’inspirer et de faire des propositions  de fonctionnement au parti. Donc, je ne pense pas que le président  soit pas bien défendu parce que les gens font de leur mieux pour apporter des réponses chaque fois que de besoin, à titre individuel ou collective. Il s’agit maintenant de voir comment renforcer ce dispositif. Donc il y’a quand-même, il faut le saluer des militants de l’APR  et sympathisants du président Macky Sall,  de la coalition  qui ne ménagent aucun efforts pour soutenir le président, pour le défendre, défendre ces actions et celles du gouvernement pour supporter le parti. La coalition à ce niveau-là. Je pense que  nous faisons quand-même beaucoup d’efforts et s’il y’a des points d’amélioration qu’ensemble nous allons peut être  apporté.

 

Toujours sur le côté politique nous remarquons que certaines dispositions du code pénal ont  été modifiées et que l’opposition qui se sent visée par cette loi. Votre casquette politique et de juriste, vous êtes Avocat, quelle explication donnez-vous à cela ?

Vous savez il y’a beaucoup de confusion et d’amalgames. Mais, il est clair que le champ d’application de cette nouvelle loi c’est justement pour renforcer en terme de dispositif de riposte et de répression par rapport au terrorisme. Cela n’entache en rien la protection et l’exercice des droits et libertés individuelles. L’opposition est certainement dans son rôle qui  s’agit de verser un peu  dans la critique mais tout compte fait, je pense que nous sommes dans un Etat de droit, les différents acteurs sauront circonscrire avec beaucoup de rigueur l’exercice de cette loi.

 

Parmi leurs critiques, ils ont parlé de manque de consensus autour de ces modifications-là. Ne fallait-il pas appeler au dialogue, discuter sur la question avant  de proposer cela au vote à l’assemblée nationale?

Non, vous savez en matière de lutte contre le terrorisme, c’est souvent des conventions internationales. Les lois qui sont votées sont des lois  qui s’inspirent des conventions internationales qui définissent ces infractions et qui aussi définissent la composition des organes qui luttent contre ces infractions là tout en définissant les procédures d’incriminations, de sanctions et de gestion de tout le dispositif de prévention et de répression de ces infractions-là. Il n’y a rien de nouveau ni aucune particularité. C’est juste un domaine sur lequel les gens ne sont pas forcément à l’aise et ça fait peur, ça fait râler. Les juges qui sont chargés de l’application de ces lois ont quand même beaucoup de discernement pour voir le champ d’application de cette loi.

 

Autre décision du gouvernement qui a beaucoup fait l’objet de polémique, ce découpage administratif avec  l’érection de Keur Massar en département. .Est-ce pertinent ?

 

C’est très pertinent et c’est une vieille doléance des populations de keur massar. Je voudrais remercier le chef de l’Etat qui a eu une oreille attentive et qui a quand-même donné une suite positive à cette doléance et nous avons aujourd’hui en terme de démographie un développement fulgurant de keur massar en terme de besoins sociaux, en terme de besoins d’assainissement, de gestion urbaine. C’est quand même une circonscription  qui mérite d’être érigée en département.

Alors les locales sont annoncées, c’est  prévue pour le 23 janvier,  déjà y’a beaucoup de bruit au niveau des désignations comme tête de liste au niveau de la coalition “Benno bokk yakar” Est ce que vous êtes confiant quant à une victoire votre coalition à ces locales-là ?

Oui, nous sommes confiants parce que c’est une coalition qui a d’abord toujours gagné ses élections. C’est aussi une coalition qui a privilégié en principe la discussion, la négociation, la concertation. Je pense que si ces mêmes principes et valeurs continuent dans cette coalition, nous  n’avons pas de doutes que nous aurons une coalition gagnante dans ces élections. Par contre, ici la particularité de ces élections c’est qu’il faut gérer les réalités locales, prendre en compte  les sensibilités locales. Moi, de mon point de vue personnel, je considère que les élections locales sont le lieu d’expression des citoyens au niveau de leur commune, au niveau de de leur quartier. Ce ne sont pas des élections dans lesquelles le peuple est appelé à juger un président de la République ni à juger des représentants de l’assemblée nationale, ce sont des élections dans lesquelles les citoyens, au plus près de leurs quotidiens jugent des hommes, une équipe. Je pense que cette dimension est à prendre en compte. Et dans l’histoire même de la décentralisation, les élections locales sont des élections pour les acteurs communautaires notamment les associations, et vous verraient que beaucoup d’acteurs communautaires qui ne sont pas issus de parti politique sont intéressés. Donc y’a des coalitions citoyennes vont se manifester et je trouve que pour l’intérêt de la démocratie, il ne faut pas étouffer tous ces énergies nouvelles qui sont essentielles pour le développement des collectivités locales, mais qui sont essentielles dans le rajeunissement de l’offre politique au niveau locale. C’est aussi une occasion pour que de nouvelles forces puissent émergées.

 

Parmi ces forces il y’a les jeunes qui semblent-ils, commencent à nourrir d’ambition à participer à la gétion de la cité. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

C’est une très bonne chose, il ne faut pas tuer les ambitions des jeunes. Il faut les encourager, les soutenir. Il faut les promouvoir, les encadrer mais il ne faut pas étouffer toutes ces énergies nouvelles. Notre pays a besoin de ces nouvelles énergies, notre pays en a besoin de toutes ces forces vives qui ont envie de passer à l’édification de leur pays à partir de leur quartier ou de leur commune. Et je ne saurais que saluer ces initiatives parce que c’est beau, c’est de l’émulation, c’est des choses à vivre et il faut quand-même donner à ces jeunes l’occasion de vivre ces expériences très fortes.

Nous allons continuer à parler les élections locales qui sont annoncées, vous êtes de Vélingara qui a une commune qui est aussi un chef de lieu de département. Ou se situent vos ambitions politiques sur ces deux entités ?

J’aimerais d’abord dire que si j’avais la possibilité de choisir dans ce pays, soyons clair, j’aime tout le Sénégal particulièrement la commune de mon département, Vélingara. Sur les questions de candidature, je suis dans un parti. Je suis dans une coalition et le patron du parti est une voix autorisée pour nous indiquer comment nous allons nous organiser pour aller vers les élections locales. Pour l’instant, je ne peux pas parler de candidature parce qu’il faut donner le temps au patron de faire les lectures qui s’imposent et le moment venu il avisera. Nous aussi nous verrons dans quelle mesure, notre parti, notre coalition et tous nos amis et alliés vont participer. Mais comme je l’ai dit, mon rêve c’est de voir ces élection locales constituées un chantier de liberté, un boulevard de liberté pour les jeunes et femmes qui ont envie de servir leur terroir, qui au-delà des clivages politiques ont quand-même un mot à dire. J’ai envie que le chef de l’Etat puisse écouter ces voix nouvelles, ces énergies nouvelles qui sont là et qui certainement sont prêts à le soutenir, à l’appuyer pour continuer bâtir ce Sénégal

Nous avons interrogés des habitants de Vélingara avant notre interview. Apparemment vous populaire dans la zone car vous avez beaucoup investis sur les populations. Est-ce que vous pouvez revenir en général  sur ces actions-là?

Oui, nous avons dans le département de Vélingara, lancé une grande dynamique reconnue à travers « le dorsa »surtout dans une zone agro-sivo-pastorale. Ma conviction est que l’agriculture et l’élevage doivent être importants dans l’amélioration des conditions de vie des populations  parce qu’il nous faut de l’abondance. Et pour qu’on ait cette abondance, il faut une agriculture qui soit utile porteuse, il faut un élevage intensif et il faut que ces vocations du Fouladou soient ressuscitées, régénérées. Justement, les populations du Fouladou avaient l’habitude de cette abondance à l’époque des cultures alimentaires. Il y avait tout le temps trois repas (matin midi, soir) parce que s’était tellement un monde  d’abondance nous avons constaté que de ce point de vue il y a eu beaucoup de recul. Nous voulons remobiliser la génération autour du retour à ces valeurs liées à l’agriculture de rente, les cultures vivrières mais qu’on puisse revivre cette agriculture à travers le dossa.

Le programme qui m’a le plus marqué c’est celui que nous avons lancé à savoir le programme du « labour »parce que nous avons aidé des ménages, des personnes  à labourer et ça été très bien saluer par les populations. Il y’a des témoignages  vraiment puissants et éloquents de femmes et de jeunes et de personnes âgées qui ont adhéré massivement à la politique des labours.

Nous avons également aujourd’hui dans le cadre de      l’éducation des jeunes soutenu la cause en offrant une centaine de bourses d’études à des jeunes du département de Vélingara. Nous soutenons aussi les jeunes qui ont du talent, qui ont des possibilités de continuer des études que ça soit au national comme international. En tous cas notre vison c’est que le département de Vélingara soit un grenier pour le Sénégal et cela ne peut se faire qu’en renforçant  les vocations agro-sivo-pastorales.

C’est très salutaire. Est qu’aujourd’hui une personne comme vous ne devrait pas montrer cela en exemple pour appeler les autres politiques à s’engager sur cette voie pour aider les populations en ce sens ?

Les populations doivent sortir de la précarité mais il ne s’agit plus de les mettre dans une dépendance permanente. Il faut créer les conditions d’une autonomie. Lorsque j’ai initié ce que j’avais appelé la conférence ouvrière et agricole dans le département de Vélingara, le message le plus partagé c’était oui pour la qualification des jeunes c’est à dire des métiers. La valorisation des forces ouvrières, la valorisation des forces paysannes et le fait qu’il fallait se battre pour permettre à  cette population d’être autonome et elle ne peut pas l’être en allant faire autre chose que l’agriculture et l’élevage. On a aussi le concept du « dori ndito do » … c’est à dire comment faire pour que le monde rural dans des potentialités du terroir puisse être  valoriser par rapport à cette vocation de grenier, de développement et d’abondance du monde rural.

Quelles sont aujourd’hui vos relations avec les autres acteurs politiques du département de Vélingara ?

Très bonne relation, je considère que c’est tous des amis et frères. Nous sommes tous d’un même terroir. Nous avons des relations au-delà  la politique, des relations de parentés, de fraternités, des relations humaines. Et je trouve que c’est à saluer parce que dans notre département cette cohésion elle est fondamentale.

Alors vos impressions par rapport au magazine Dynamics piloté par des jeunes, qui veulent porter ce projet-là parmi les plus hauts ?

Je vous encourage. Khalifa je l’ai connu y a de cela quelques années et je l’ai vu te battre corps et âmes pour donner un sens à son activités et son engagement professionnel. Je soutiens toute les dynamiques de jeunes et je pense que Dynamics est une tribune qu’il faut soutenir et ensemble vivent la jeunesse.

 

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